Secteur public
Marché public : comment décrire le besoin collaboratif ?
Pour vous si… Acheteur qui rédige une consultation
Repères documentaires au 6 novembre 2026.
Notre avis
Nous commencerions par les résultats attendus : envoyer un message, retrouver une décision, partager un fichier et reprendre un document sans perdre les informations utiles. Le nom d’une suite ne décrit pas assez précisément ce travail.
Pour chaque résultat, indiquez les personnes, les données, les conditions d’accès et la preuve que vous accepterez. Vous obtenez une base pour comparer des réponses différentes et pour vérifier ensuite ce qui a été livré.
Ce qui change le choix
Une contrainte légalement établie peut imposer une caractéristique précise.
Dans l’ordre
- Décrire le résultat fonctionnel
- Associer preuve et stade de vérification
- Faire valider les clauses proportionnées au cadre applicable
Pourquoi ce choix
- La comparaison demande un périmètre commun
- Les mots souverain et complet restent trop larges
- Une promesse future ne devient pas une preuve actuelle
- Le statut peut évoluer
La règle à garder et notre choix de rédaction
L’article L. 2111-1 du code de la commande publique demande de déterminer précisément la nature et l’étendue des besoins avant le lancement de la consultation, avec des objectifs de développement durable économiques, sociaux et environnementaux. Dans sa version en vigueur depuis le 16 octobre 2025, il prévoit aussi la prise en compte de l’efficacité et de la sobriété énergétiques pour les marchés atteignant les seuils européens visés par le texte.
Notre recommandation éditoriale est d’écrire le besoin sous forme de tâches et de résultats contrôlables, puis de faire traduire les exigences juridiques dans les documents du marché. La grille qui suit est une méthode de préparation, pas une clause contractuelle validée.
Une ligne de besoin doit permettre une réponse et un contrôle
« Partage sécurisé » reste trop ouvert si personne ne sait qui doit accéder au fichier, pendant combien de temps et avec quelle preuve de retrait. À l’inverse, « reprendre tous nos fichiers sans perte » peut promettre un résultat impossible à apprécier sans inventaire. Définissez le périmètre réellement à reprendre et les cas qui feraient refuser la livraison.
| Besoin à préciser | Réponse attendue du candidat | Vérification prévue |
|---|---|---|
| Un agent partage un dossier avec un partenaire identifié | Droits, identification, édition incluse, éventuelles limites | Un partenaire fictif ouvre le dossier puis perd son accès à la fin prévue |
| Les documents repris doivent rester utilisables | Formats, commentaires et historique repris ou exclus | Comparaison sur un échantillon anonymisé défini par les métiers |
| Le service doit pouvoir être quitté | Formats, délais, assistance et coûts de récupération | Ouverture des fichiers récupérés sans dépendre du service source |
Séparer l’indispensable de la préférence
Une tâche qui conditionne la continuité du service n’a pas le même poids qu’un confort d’interface. Demandez aux métiers de nommer les cas où l’échec empêcherait le travail, puis les différences qu’ils pourraient accepter. Cela évite de rejeter une réponse utile pour une ressemblance imparfaite avec l’ancien outil.
Faites aussi apparaître les outils qui resteront en place : messagerie, annuaire, tableur de bureau ou agenda. L’offre doit décrire la coexistence demandée, ses limites et la responsabilité en cas de problème entre deux services. Ne supposez pas qu’un connecteur annoncé couvre votre parcours.
Joindre le bon périmètre de protection
Faites d’abord qualifier le cadre applicable à l’organisme et aux données. Si une attestation est nécessaire, indiquez quel service et quels accès doivent être couverts ; demandez les pièces correspondantes. Un libellé général « souverain » n’explique ni la contrainte ni la preuve.
La démonstration et la recette doivent conserver cette même frontière. Nous proposons d’utiliser des données fictives pour préparer les essais ; l’utilisation de données réelles doit être examinée avec les responsables compétents. Une consultation ou un pilote ne constitue pas à lui seul une autorisation de déplacement des données.
La sortie qui rend la demande utile
Avant d’envoyer la demande, une personne extérieure à sa rédaction doit pouvoir dire ce que chaque exigence permet d’accepter ou de refuser. Si la réponse est seulement « nous reconnaîtrons une bonne suite », le besoin reste à préciser.
Demandez enfin qui fournira la preuve à la livraison et qui la vérifiera. Le document ne doit pas s’arrêter à une liste de fonctions : la reprise des données, les accès et la récupération finale ont aussi un résultat à constater.
À vérifier
Lecture ciblée de L. 2111-1 et méthode éditoriale de préparation. Les spécifications, critères de sélection, clauses de labels ou de marques, seuils chiffrés et règles complètes de passation ne sont pas validés ici. Les exemples ne constituent pas un dossier de consultation prêt à publier.
Preuves et sources
Les faits documentaires et déclarations sont distingués de nos avis et méthodes. Comment nous travaillons.
Fait documentaire — L’article L. 2111-1 demande une définition précise du besoin avant consultation et la prise en compte du développement durable ; sa version depuis le 16 octobre 2025 vise aussi efficacité et sobriété énergétiques pour les marchés atteignant les seuils européens prévus.
Daté du 6 novembre 2026. Périmètre : Code de la commande publique, L. 2111-1, version consultée affichée au 4 novembre 2026. Limite : Aucun seuil chiffré ni dossier de marché individuel examiné.
Source lue le 6 novembre 2026. Définir précisément le besoin avant consultation ; objectifs de développement durable ; énergie pour marchés au moins seuils européens.
Règles de passation complètes et seuils chiffrés non étudiés.